Préparer son potager ''Durable'' pour le printemps

Préparer son potager ''Durable'' pour le printemps

 

Traditionnellement le potager vit au ralenti pendant l'hiver, cependant le jardinier a quelques tâches à envisager pour la prochaine saison. Parmi ce travail, le choix des végétaux qu'il va planter à condition de bien préparer à accueillir les plants, le tout dans le plus grand respect de l'environnement.

De nouvelles techniques se développent, en parallèle d'une certaine philosophie, chamboulant un peu les traditions ancestrales ou, parfois, les remettant au goût du jour. Il faut les prendre au sérieux mais avec discernement, surtout dans un contexte de limitation des intrants chimiques.

La ''permaculture'' très à la mode et parfois regardée avec mépris, mérite que l'on s'y intéresse de plus près. Un certain nombre de ses principes peuvent être suivis par des adeptes des pratiques classiques. Cette technique a pour base d'être au plus proche de la nature, dans un contexte où l'on parle de développement durable et où l'on rappelle l'importance de la biodiversité.

Sans entrer dans les détails ni faire trop de zèle quelques éléments peuvent être pris en compte. Par exemple, on est souvent en admiration devant un jardin potager bien entretenu, sans mauvaises herbes, avec une terre bien propre, bien émiettée. Bien labourer une terre entraîne une perturbation de la vie qui s'y trouve et qui lui est bénéfique : vers de terre, mycorhizes et nombreux micro-organismes dont on voit de plus en plus l'intérêt.

Si vous ne partagez pas encore les pratiques de ''non labour'' protégez au moins votre sol nu par un paillage pour éviter son érosion. Il sera bénéfique en limitant la repousse des mauvaises herbes quand le réchauffement reviendra.

Fertilisants naturels l'apport de fertilisants se fera sans engrais chimiques, mais avec des engrais naturels comme le fumier décomposé, le compost, les engrais verts que l'on aura semés après l'été puis enfouis.

Ne pas rechercher le légume parfait champignons, insectes et divers nuisibles peuvent provoquer des dégats le jardinier en sait quelque chose. Montrer de belles tomates sans taches, bien rondes, est-ce vraiment l'objectif à atteindre ?? comment est-il parvenu à un tel résultat ? par une maîtrise parfaite de la culture bio ou en utilisant des produits chimiques ?? un fruit un peu déformé ou avec quelques taches n'en sera pas pour autant moins savoureux. Le consommateur commence à prendre conscience de cette dérive.

La chimie en dernier ressort mais il faut bien lutter contre les maladies. Commencer par la prévention, car une fois la maladie en place, la lutte sera difficile. Ne pas mettre au compost les plantes contaminées, ramasser les feuilles mortes, les végétaux malades et les brûler. Pratiquez la rotation en ne remettant pas la même plante chaque année au même endroit, diversifiez les espèces de légumes, semez des fleurs qui attireront les insectes pollinisateurs, plantez des plantes qui attirent les prédateurs, utilisez en priorité la lutte biologique.

Et si vous devez traiter, avant des traitements chimiques qui peuvent être le dernier recours, privilégiez les produits de ''biocontrôle''.

 

Profitez de l'hiver pour mettre en place toute cette planification. Posez-vous la question : ce que vous voulez récolter ? A quelle époque ? Sur quel terrain ? Sous quel climat ? Avec en arrière pensée : le développement durable n'est pas seulement réservé aux adeptes du bio, il est aussi à la portée de tous.

 

Joseph Barrais

Shm 53

 

 

Date de dernière mise à jour : 26/01/2018