Créer un site internet

La Pyrade du Buis

        Apparue dans les années 2005 en France la pyrale du buis s’attaque aux plantations de buis (Buxus sempervirens et Buxus rotundifolia). Sans prédateur naturel en Europe ce lépidoptère redoutable est présent dans l’ensemble de nos régions, classé comme espèce invasive en 2008.

       Venue d’Asie la pyrale du buis est un papillon nocturne aux ailes blanches et marrons permettant  de le distinguer des autres papillons de nuit présents en France. La femelle pond ses œufs sur la face inférieure des feuilles de buis.

       Les dégâts ont pour origine une chenille vorace (Cydalima perspectalis) de couleur vert clair ornée de stries longitudinales vert foncé avec des verrues noires. La tête est noire et luisante. Elle mesure entre 35 et 40 mm au dernier stade de son développement (nymphose).

       Le vol des papillons s’effectue entre juin et octobre avec des pics (pontes) en juin/juillet et septembre.

       C’est dès le mois de mars que l’on peut constater les premières attaques. Les dégâts se traduisent par un brunissement des feuilles, suivi d’un dessèchement et de la chute des feuilles, comparable à un manque d’eau. A ce stade de l’infestation l’on peut observer la présence de cocons, de toiles de fils de soie à la base des arbustes et sur les feuilles. Des chenilles peuvent être également visibles. Il en est de même pour leurs déjections verdâtres et noires présentes sur le feuillage et sur le sol.

Moyens de lutte

        Méthode préventive : installer des voiles anti-insectes sur vos plantations de buis en période de vol (juin et septembre). La pose de pièges à phéromone (capture des papillons mâles) serviront d’indicateurs pour cette mise en place.

      Traitement insecticide biologique : Bacillus Thuringiensis. Sans danger pour les abeilles et applicable dès les premiers signes de l’attaque ou en préventif (pulvérisation) cet insecticide biologique à base de Bacillus Thuringiensis (bactérie) sera ingéré par les chenilles entraînant leurs morts en quelques heures (destruction des cellules intestinales). Une seconde application est à renouveler au bout de 10 jours ou en cas de pluie.

       Des insecticides de contact chimiques (pyréthrinoides) ou produits à base de cyperméthrine, s’ils sont efficaces ont l’inconvénient de ne pas être sélectifs et entraînent la destruction des insectes auxiliaires utiles (abeilles, chrysopes, syrphes,....).

       Dans le cas particulier où les végétaux attaqués sont peu nombreux, un ramassage manuel des chenilles suivi d’une destruction est envisageable.

       L’utilisation de jets d’eau sous pression sur le feuillage endommage les nids et les toiles, délogeant ainsi les chrysalides et les chenilles, suffit parfois pour sauver les arbustes.

      Ce parasite très envahissant se propage partout en France. Il sera difficile malgré tout d’enrayer une attaque. L’observation et la vigilance de vos plantations s’imposent. Quelques jours suffisent à ce parasite pour venir à bout de vos bordures et topiaires.

 

Jean-Paul Huet SHM 53

 

Date de dernière mise à jour : 01/10/2016